Petit clin d’œil :
Jules revient de l’école avec son bulletin : des zéros partout.
_ « Quelles excuses vas-tu me donner cette fois-ci ? » soupire sa mère.
_ « Eh bien, répond Jules d’un air pensif, j’hésite entre le poids de l’hérédité et celui de l’environnement familial. »*
*extrait du livre de Nathalie Chassériau : Psychogénéalogie, connaitre ses ancêtres et se libérer de leurs problèmes.
Problèmes de santé, abandons, accidents de voiture, suicide, dépression, alcoolisme, échecs sentimentaux répétés… Et si les traumatismes vécus par nos aïeux pouvaient expliquer les maux que nous traversons aujourd’hui ?
Nous ne naissons pas vierges de tout conditionnement, mais avec un abondant bagage familial qui n’est pas seulement génétique. En effet certaines « valises psychiques » pèsent très lourd et beaucoup les traînent toute leur vie sans jamais vraiment en prendre conscience.
Tout d’abord la famille c’est quoi ?
Imaginez un arbre au tronc solide dont les branches s’élèvent vers le ciel, les feuilles s’agitant au gré du vent. De jeunes pousses apparaissent à chaque saison, d’autres meurent… Chaque branche interagit avec les autres dans le but de maintenir l’équilibre. Quelques-unes peuvent être malades entrainant des effets néfastes sur la croissance de certaines autres. Alors comment les soigner, comment nous en libérer ? L’origine du problème n’est pas toujours visible et c’est au niveau des racines qu’il faut chercher.
Tel est le fonctionnement de la famille, aucune n’est parfaite. Chacune a ses drames, ses secrets, ses zones d’ombre, et ses sujets tabous qui se transmettent de façon implacable sur les générations suivantes (c’est la fameuse patate chaude).
Cette transmission par le biais de l’inconscient familial peut influencer notre parcours de vie et aller jusqu’à nous entraver dans notre construction en tant qu’être libre et autonome.
La Psychogénéalogie c’est quoi ?
Cette discipline récente qui a été théorisée dans les années 1980 par la psychologue clinicienne Anne Ancelin-Schützenberger, consiste donc à travailler sur la transmission des traumatismes non résolus, des deuils non faits, de génération en génération. Elle permet de comprendre et d’utiliser au mieux notre héritage psychique, et si besoin est, de le transformer voir de s’en affranchir.
Comment ? :
En construisant son arbre généalogique ou génosociogramme, outil fondamental en psychogénéalogie. Etabli sur 3 ou 4 générations, il constitue une véritable carte de l’histoire familiale qui permet :
- D’aller à la recherche de ses racines afin de pouvoir se situer dans sa lignée, se positionner en tant que maillon d’une chaîne ;
- De prendre conscience du fonctionnement de sa famille car chacune a son code de lois et ses loyautés invisibles…
- De mettre en évidence des dates et évènements importants, relier entre eux des éléments que vous n’aviez jusque-là pas mis en rapport ;
- D’éclairer la nature des lien affectifs (fusionnels, conflictuels…) entre différents membres de la famille ; d’en observer la répétition ;
- De comprendre la signification cachée derrière des noms ou prénoms qui se transmettent consciemment ou non ;
- De repérer de curieuses coïncidences d’une génération à l’autre et découvrir des répétitions de scénarios, car il y a des familles à enfants illégitimes, des familles à pères absents, des familles d’alcooliques, de dépressifs etc…
Pourquoi consulter ? :
- Sentiment de mal-être qui arrive parfois soudainement sans que l’on puisse l’expliquer,
- Sensation de ne pas pouvoir avancer dans sa vie, de blocage,
- Angoisses et cauchemars récurrents,
- Expressions telles que « c’est plus fort que moi… »,
- Maladies ou « mal à dit »,
- Difficultés à avoir un enfant malgré une assistance médicale à la procréation…etc.
Il apparaît que beaucoup de perturbations qu’elles soient de nature physique et/ou psychologique, peuvent avoir un lien avec notre héritage transgénérationnel. La psychogénéalogie permet de l’explorer.
C’est un outil très puissant qui amène rapidement à des prises de conscience. Il peut être difficile et parfois douloureux d’aller remuer le passé et de forcer des tiroirs hermétiquement clos par ceux qui nous ont précédé, aussi est-il recommandé d’avoir déjà travaillé sur soi avant de se lancer dans une telle démarche.
« Il vaut mieux savoir une vérité, même difficile, honteuse ou tragique, plutôt que de la cacher, parce que ce que l’on cache, les autres le subodorent ou le devinent et ce secret, ce non-dit, devient un traumatisme plus grave à long terme ». Anne Ancelin Schützenberger dans Aïe mes aïeux !
Je serai à vos côtés et vous guiderai pas à pas dans cette passionnante enquête…
Mélanie Sorel – Thérapeute en Relation d’aide, Psyhogénéalogie & Accompagnement du deuil à Eaubonne dans le Val d’Oise.

